Esprit de justice

La garantie des libertés fondamentales est un signe majeur de la définition d’un régime démocratique. Le combat se mène aujourd’hui tant au niveau de la justice réelle avec toutes les manifestations contre le racisme et les violences policières, que sur le plan des droits démocratiques généraux. La sortie de L’État d’urgence sanitaire, comme on le craignait n’est pas pour demain. Si le Conseil d’État a pu lever l’interdiction de rassemblements de plus de dix personnes pesant lourdement sur le droit de manifester, le gouvernement a dès le 14 juin pris une nouvelle disposition liberticide. Conformément à l’article 10 de la […]

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Que fait la police ?

L’onde de choc de la mort de George Floyd n’en finit plus. Le cri poussé est celui de la justice, de l’égalité, de la dignité, de la liberté. L’enjeu, c’est la dénonciation des violences, des brutalités et du racisme d’un certain nombre de policiers. La place de la République à Paris, pleine comme un œuf le samedi 13 juin, témoigne de l’ampleur de la revendication, c’est-à-dire de la blessure. La République, Marianne en surplomb, est ainsi interpellée quant à la réalité de sa devise. Car c’est bien de la France qu’il s’agit au-delà même de la police. A propos de […]

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Violence policières : La cécité de l’État

Enfin la question des violences policières est abordée dans les médias sous l’angle du racisme systémique ! Cela fait des années que des collectifs, « Justice pour Adama » au premier plan, mais d’autres aussi, alertent sur les contrôles d’identité discriminatoires, sur les violences subies par les jeunes hommes racisés, sur les morts inexpliquées. La cécité de l’État face à ces alertes est coupable à plusieurs égards : les différents ministres de l’intérieur voulant satisfaire des syndicats de police puissants, ont laissé prospérer et couvert des agissements racistes. En laissant cette question sous le tapis, le pouvoir politique a fait grossir un monstre antirépublicain […]

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Le 17 avril 2008 : Dernier voyage d’Aimé Césaire…

« Mon nom : offensé, mon prénom: humilié; mon état : révolté; mon âge : l’âge de pierre. Ma race : la race humaine. Ma religion : la fraternité. » Ainsi se présente l’illustre Aimé Césaire à travers la pièce Et les chiens se taisaient parue en 1958. Trente ans plus tard, son œuvre théâtrale est couronnée par l’inscription de sa pièce La Tragédie du roi Christophe au répertoire de la Comédie-Française. Lorsqu’il s’éteint à 94 ans le 17 avril 2008, il laisse flamboyer pour l’éternité les flammes de la colère transcendée par la poésie. « Ce mot « nègre » qu’ on nous jetait, […]

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