Grève historique chez Carrefour

Les salariés de Carrefour se sont mis en grève samedi 31 mars, à l’appel de leurs syndicats, tous unis pour la première fois depuis plus de sept ans pour une telle mobilisation. Cette grève générale leur a permis de dénoncer la division par dix de la prime annuelle de participation et le plan social décidé par la nouvelle direction : en 2018 plus de 5 200 postes vont être supprimés. […]

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22 mars Les raisons de la colère

Un appel unitaire très large à la grève et aux manifestations le 22 mars a été lancé pour défendre les services publics et la fonction publique. Jusqu’à présent, les mobilisations d’ampleur ont été difficiles à enclencher. Lors de la mandature précédente, il avait fallu attendre la quatrième loi du quinquennat s’attaquant au Code du travail, pour que la population se mobilise enfin derrière ses syndicats et initie, avec Nuit Debout, des formes innovantes de contestation. Tout est donc possible, en espérant que le peuple arrive enfin à bloquer les réformes en cours. […]

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IG Metall

Une victoire en trompe-l’œil Le principal syndicat allemand, IG Metall, sort d’une semaine de mouvements sociaux importants. Il a déclenché la grève la plus significative depuis quinze ans outre-Rhin. Le patronat a été obligé de céder, car celle-ci lui a coûté au total autour de 200 millions d’euros. Un accord a été trouvé le 6 février, qui concerne les salariés du secteur de l’industrie métallurgique dans le sud-ouest de l’Allemagne. Les négociations dans ce pays se font en effet au niveau sectoriel et régional, mais les acquis sont souvent étendus par la suite au pays dans son ensemble. Pour ceux […]

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Privatisations. La grande braderie continue.

C’est une mauvaise habitude des gouvernements qui se succèdent au pouvoir : pour obtenir des rentrées d’argent immédiates, ils se désengagent d’entreprises qui assurent pourtant un revenu régulier pour l’Etat via les dividendes qu’il prélève chaque année sur leurs bénéfices. A long terme, ces privatisations sont une aberration économique, mais le temps long n’intéresse pas Emmanuel Macron davantage que ses prédécesseurs. […]

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Ordonnances Macron : début de plans sociaux déguisés

Le patronat n’aura pas perdu de temps : à peine entrée en vigueur, la Rupture conventionnelle collective (RCC), nouvelle disposition prévue par les ordonnances Macron, est déjà utilisée par certaines entreprises. PSA, par exemple, vient d’ouvrir des négociations pour mettre en œuvre un plan de ruptures conventionnelles collectives. Son objectif ? Supprimer 2200 emplois sans être obligée de faire un plan social. Avant les ordonnances Macron, les employeurs pouvaient avoir recours à des plans de départs volontaires, mais ces derniers obéissaient à la même réglementation que les Plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) : les salariés qui acceptaient de quitter […]

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La déconnomie

Sans sursaut des citoyens-électeurs, nous courrons vers un désastre Entretien avec Jacques Généreux, économiste, maître de conférences des universités et professeur à Sciences Po Votre ouvrage, La déconnomie, apporte des éclairages précieux pour comprendre « la bêtise des intelligents », c’est-à-dire les absurdités économiques soutenues par de brillants économistes, parfois même des prix Nobel, ou par des responsables politiques, des experts, des journalistes… Peut-on dire que votre travail s’inscrit dans la lignée de Marx et de Gramsci, en combinant l’analyse de classe, qui garde toute son actualité selon vous, et la force des croyances ? J’ai voulu en effet, à […]

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Accords compétitivité-emploi : Chez Renault, l’escroquerie continue

Les nouvelles négociations sur l’accord compétitivité-emploi chez Renault viennent de commencer. Le bilan de l’accord signé en 2013 par certains syndicats est calamiteux : gel des salaires, chute des effectifs (-15%), hausse du temps de travail, mobilité forcée, alors que, dans le même temps, les volumes produits augmentaient de 50%. […]

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Loi travail : Reculs en trompe l’oeil

La première version de l’avant-projet de la loi travail était tellement grossière qu’il était difficile d’imaginer que le gouvernement ne reculerait pas sur certains points. Pour la première fois, Manuel Valls a effectivement fait preuve de moins d’inflexibilité que d’habitude dans son activisme néolibéral. Les trois premières semaines de mobilisation l’ont convaincu de retirer quelques éléments reprenant jusqu’à la caricature les propositions du Medef, et qui choquaient même les syndicats dits réformistes ayant précédemment soutenu la loi Rebsamen et la loi de sécurisation de l’emploi. […]

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