Rentrée : le chaos Blanquer

« C’est l’une des meilleures rentrées que j’ai connues » assurait Jean-Michel Blanquer le 2 septembre. Il ajoutait : « il y a dans notre société une tendance à dramatiser. Ce qui compte c'est qu'il y a une belle rentrée aujourd'hui, c'est pratiquement celle où il y a le moins de problèmes sociaux et d'organisation. » Le 21 septembre, Christine Renon, directrice d’école à Pantin mettait fin à ses jours dans son école, « épuisée après seulement trois semaines de rentrée ». Dans les lettres envoyées à ses collègues et à l’inspection, elle dénonce les tâches administratives toujours plus importantes, les injonctions de l’institution et l’impossibilité de faire correctement son travail auprès de ses élèves. Une vague d’émotion submerge alors les enseignants de la maternelle au lycée qui se rassemblent partout en France le 3 octobre, pour lui rendre hommage et pour qu’enfin il soit entendu que les conditions de travail dans l’Education nationale tuent. Retour sur une rentrée catastrophique.

Fermetures d’écoles et de classes : Emmanuel Macron avait promis en avril 2019 qu’il n’y aurait «pas de fermeture d’hôpitaux ni d’écoles sans l’accord du maire». 359 écoles, en grande majorité des écoles rurales, ont pourtant fermé à la rentrée. Les élèves doivent désormais parcourir des kilomètres supplémentaires tous les jours et les habitant.e.s perdent l’un des derniers services publics de la commune.

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