Loi mobilités Encouragement des solutions individuelles

Le gouvernement la présente comme la loi qui va permettre le développement « de nouvelles solutions pour permettre à tous de se déplacer » et « d’engager la transition vers une mobilité plus propre ». La loi mobilités est en réalité une loi libérale de plus à l’actif de ce gouvernement qui encourage les solutions individuelles de transport, ne dit rien ou presque des transports publics, organise l’ubérisation du secteur et se garde bien de remettre en cause les avantages acquis des gros pollueurs du trafic aérien et du transport routier de marchandise.

Chacun son choix, chacun pour soi : Le cœur de la loi se concentre sur ce que la ministre Elisabeth Borne appelle « la mobilité du quotidien ». Mais à ce sujet il n’est nullement question du développement des transports en commun. L’idée est de permettre que chacun ait accès, sur des applications qui les regroupent, à toutes les options possibles de transport : bus, cars, covoiturage, transport à la demande, navettes autonomes et même trottinettes. Des appels à projet sont prévus pour inciter les collectivités territoriales à cofinancer des solutions nouvelles de transport. En parallèle, le gouvernement propose que la question du trajet domicile – travail soit un sujet de dialogue social au sein des entreprises et qu’il puisse se traduire par un forfait mobilité durable, jusqu’à 400 €/an pour aller au travail en covoiturage ou en vélo, exonéré d’impôts et de cotisations sociales. L’État prévoit de le généraliser à tous ses agents dès 2020 à hauteur de 200 €/an.

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