Chronique de François : Politique spectacle

Johnny est mort ! Voilà qui va occuper les Unes des gazettes et les ouvertures des journaux radio-télévisés pendant de longs jours. Relégués donc au second plan quelques sujets « mineurs » quand ils ne sont pas carrément passés totalement sous silence. Ainsi va la vie dans la société du spectacle que les médias ont désormais non seulement complètement intégrée mais dont ils assurent désormais la production. Cette semaine, black-out médiatique donc sur l’ordonnance Macron qui s’attaque frontalement aux délégués syndicaux. Le 1er décembre, le gouvernement a en effet présenté aux partenaires sociaux une sixième ordonnance (avant sa publication prévue fin décembre) sur le droit du travail… qui vise à corriger les cinq précédentes. Parmi les nouveautés, on trouve le fait que les conseils d'entreprise (fusion du comité d'entreprise, du CHSCT, des délégués du personnel et des délégués syndicaux) qui s’étaient vu octroyer avec la première ordonnance la capacité de négocier des accords, y compris les plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), s’il n’y avait pas de délégués syndicaux, verraient ce pouvoir étendu dans toutes les entreprises. Autrement dit les délégués syndicaux perdraient leur prérogative de négociation dans les entreprises. Rien de moins. C’est ainsi tout l’objet du syndicalisme et de l’affiliation syndicale qui en résulte qui se verrait affecté dans l’anonymat médiatique le plus complet. Black-out sur le projet de loi de « la société de confiance », dont le nom est à lui seul tout un programme (orwellien). La Laïcité et la loi de 1905 y sont pourtant battues en brèche comme l’a repéré l’Ufal.

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