Union européenne : le lobbying, premier fléau européen

Ils sont présents à tous les échelons de la prise de décision de l’Union européenne. Les lobbyistes seraient entre 15 000 et 30 000 à Bruxelles, soit l’équivalent des effectifs du Ministère français des affaires étrangères. Les plus grandes entreprises françaises comme EDF, Engie ou Total, consacrent jusqu’à 2 millions d’euros par an en rencontres, plaidoyers et conférences pour influencer commissaires, fonctionnaires et élus européens. Comment les combattre ?

Premier échelon du processus législatif européen, la Commission européenne est la cible privilégiée des lobbyistes. Dernier exemple en date : les « Monsanto Papers » ont révélé que des passages entiers de textes de la Commission européenne étaient copiés sur les argumentaires de la firme américaine pour prouver la non-dangerosité du glyphosate.

Autre exemple de taille. Alors que la Commission européenne indique que « la fraude et l'évasion fiscales représentent un problème énorme et concernent tous les citoyens européens », elle a commandé cette année des études à hauteur de 10,5 millions d’euros au « Big Four », quatre compagnies d’audit financier (PricewaterhouseCoopers, Ernst & Young, Deloitte, KPMG), acteurs majeurs… de l’évasion fiscale par leur conseil en « optimisation » auprès des grandes entreprises. C’est notamment PricewaterhouseCoopers qui a attaqué en justice son ancien employé et lanceur d’alerte, Antoine Deltour, à la suite des révélations Luxleaks. Ça ne date pas d’aujourd’hui : en 2012, l’OLAF (Office européen de lutte anti-fraude) a révélé que John Dalli, commissaire maltais à la Santé était prêt à recevoir 60 millions d’euros pour affaiblir la directive anti-tabac.

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