Sans peur et sans reproche

Que n’auront-ils pas inventé ? Sans la moindre preuve matérielle, plusieurs médias économiques liés à des milliardaires ont ainsi affirmé que l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon au second tour ferait déjà s’envoler les taux d’intérêt de la dette française et notamment son écart avec la dette allemande. L’historique des marchés montre une réalité très différente : avant le 1er tour de 2012, les taux d’intérêt et l’écart avec l’Allemagne étaient montés beaucoup plus fortement. Et c’est quand François Fillon était premier ministre que les taux français se sont le plus envolés par rapport aux taux allemands, depuis la création de l’euro.

Autre fantasme médiatique, Jean-Luc Mélenchon est accusé de vouloir « sortir de l’UE pour adhérer à l’ALBA ». Une proposition qui n’existe pas en tant que telle dans le programme l’Avenir en commun : l’adhésion à l’ALBA n’a pas de rapport avec l’UE, mais concerne l’élargissement des relations régionales de la Guyane, de la Martinique et de la Guadeloupe, dans l’intérêt de ces territoires et de la France, qui est déjà membre avec des Etats de l’Alba d’autres organisations comme l’Association des Etats de la Caraïbe.

L’indignation morale exprimée contre le signe supposé d’un insupportable rapprochement avec des dictatures, vient d’un quatuor d’hypocrites pourtant experts en relations internationales mercantiles et cyniques. Marine Le Pen dont les affinités oscillent entre Trump et Vladimir Poutine. Fillon, pourfendeur du « totalitarisme islamiste » mais responsable des avantages fiscaux du Qatar en France en vertu d’une Convention signée quand il était premier ministre en 2009 ! Encore plus fourbe dans sa crise de moralisme, Macron a cru que personne ne se souviendrait qu’il avait signé en janvier

2016 plusieurs accords commerciaux avec le président iranien Rohani. Un mollah iranien dont la « modération » est attestée par le record d’exécutions sous sa présidence : 70 femmes ont été pendues rien que l’année où Macron l’a reçu à Paris. Le comble de la dénonciation hypocrite du « danger chaviste » revient enfin à Benoit Hamon qui a signé en 2012 comme ministre sept accords de coopération avec le Venezuela de Chavez !

Face à ces polémiques délirantes, les insoumis sont comme leur candidat : sans peur et sans reproche. Ils se distinguent des autres candidats et de leur monde oligarchique car ils ne poursuivent aucun intérêt privé, ni aucune carrière. Ils ne sont inféodés à aucun lobby, ni à aucun parti. Ils sont du peuple. Et ils ne sont là que pour que sa force et ses intérêts s’imposent dans les urnes puis aux commandes du pays.

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