Poste Impact

De toutes parts les mêmes échos convergent : la défense de la Poste rencontre un profond soutien populaire. Dos au mur, les salariés se mobilisent dans des conditions difficiles, et la manifestation tenue ce mardi n’a pas été très massive. La gauche politique a tendance à multiplier les communiqués de soutien davantage que les actions concrètes. Mais dans le large peuple des usagers, pas de doute, une grande disponibilité existe et commence à s’exprimer.

C’est un lourd échec pour l’omniprésente propagande gouvernementale. A force de rééditer les mêmes ruses, le gouvernement commence à manquer de dupes pour le croire. Il promet de garder La Poste 100% publique ? On sait ce qu’il est advenu du serment de Sarkozy croix-de-bois-croix-de-fer identique sur GDF. Il prétend qu’il est nécessaire changer le statut pour que l’État puisse donner des moyens supplémentaires à La Poste ? Mais qui peut croire que l’État ne peut pas aider une entreprise publique, tandis qu’il aurait le droit de distribuer des milliards sans contrepartie aux banques, à Renault ou à Peugeot ? La ritournelle gouvernementale tourne et retourne encore. Mais s’agissant de la Poste elle embraye de moins en moins sur le réel.

La mobilisation populaire pour La Poste fait écho au pronostic de Jean Jaurès qui annonçait que les services publics auraient comme effet de développer dans le peuple « ce zèle du bien public qui est une première forme de la moralité socialiste ». Le premier garant du bien public, c’est le peuple lui-même. En exigeant un référendum, les défenseurs de La Poste rappellent que les services publics sont une propriété commune et ne sont donc pas à la disposition des intérêts privés, ni même de gouvernants qui pourraient seuls décider de les céder au mépris de l’intérêt général. La défense de la propriété sociale attaquée par les appétits privés conjugue ainsi la lutte pour le partage des richesses et le combat républicain. Cet alliage est plus solide encore que les métaux qui s’y combinent. Le gouvernement pourrait donc y laisser quelques dents. Dès lors il ne pourrait plus mordre aussi fort. C’est pourquoi il faut mettre toutes nos forces dans ce combat.

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