Ordonnances travail. Double peine pour les femmes

Entretien avec Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée générale de l’Union syndicale Solidaires.

En quoi les ordonnances vont-elles accentuer la précarité des femmes ?

Les ordonnances visent à déréglementer. Le socle commun que constitue aujourd’hui le Code du travail et qui doit assurer l’égalité quel que soit le sexe sera supprimé et « adapté » au plus près des entreprises. Ainsi, tout sera négociable, y compris le salaire des femmes - encore aujourd’hui bien inférieur à celui des hommes à travail égal -, les conditions d’emploi, ou encore la reconnaissance des qualifications et des compétences pour établir les grilles de salaire. On sait aujourd’hui qu’il existe des différences de salaires importantes entre les métiers féminisés et les métiers majoritairement masculins. Celles-ci sont liées au manque de reconnaissance des compétences requises dans les métiers occupés par des femmes. Demain, les patrons pourront davantage profiter de main d’œuvre pour moins cher et imposer des temps partiels, des journées fractionnées ou des durées de repos hebdomadaires limitées bien plus facilement. Les craintes sont donc majeures d’une dégradation de la situation des femmes en entreprises.

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