LPR : Une loi livrant la Recherche au modèle libéral

La « Loi de programmation de la recherche » (LPR) commence son parcours parlementaire. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche (ESR), Frédérique Vidal, aura beau avoir chanté tout l’été les louanges de cette loi « historique », avançant le chiffre mirifique des 25 milliards investis en 10 ans, elle n’en rencontre pas moins de franches oppositions. Ce texte, longtemps tenu secret, avait suscité un tir de barrage de la communauté scientifique française à l’automne 2019 quand avaient été envoyés les premiers ballons d’essai, plus provocants les uns que les autres. Ainsi, à l’occasion des 80 ans du CNRS, institution-phare de l’excellence française en recherche, aujourd’hui malmenée, le Président Macron avait formé le souhait que l’évaluation des chercheurs aboutisse à une « différenciation » entre bons et « mauvais », ces derniers devant en « assum[er] les conséquences » mais c’est surtout une tribune volontairement polémique du PDG du CNRS, Antoine Petit, qui avait mis le feu aux poudres puisqu’il affirmait vouloir une « loi ambitieuse, inégalitaire – oui, inégalitaire, une loi vertueuse et darwinienne ».


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