Lois scélérates La guerre à l’État de droit

« Tout le monde avoue que de telles lois n'auraient jamais dû être nos lois, les lois d'une nation républicaine, d'une nation civilisée, d'une nation probe. Elles suent la tyrannie, la barbarie et le mensonge. » C’est à Léon Blum, alors jeune auditeur au Conseil d’État, qu’appartient ce jugement sévère mais très étayé dans un texte de 1898 relatif aux lois « scélérates » de la 3e République. Censées être des instruments de lutte contre les anarchistes, elles ont perverti les principes du droit et menacé les libertés publiques. L’une s’attaquait à la liberté de la presse en visant « l’apologie des crimes et délits » et fabriquait le délit d’opinion. L’autre, sur les « associations de malfaiteurs » entendait non plus réprimer l’acte mais « l’entente », bref l’intention.

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