EGalim : États-généraux de l’alimentation ou de l’agro-industrie ?

Lancés en grande pompe le 20 juillet par le gouvernement, les États généraux de l’alimentation doivent se poursuivre jusqu’à fin novembre. Belle initiative de démocratie ou arbre qui cache la forêt ?

Une situation alarmante, des débats insuffisants

La situation est alarmante. La filière agricole compte pour 165 milliards d’euros de chiffre d’affaires généré par 400 000 entreprises agricoles. La filière agro-alimentaire, elle, concerne 835 000 entreprises pour 650 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Et pourtant, un agriculteur sur deux vit avec moins de 350 euros par mois. Ce fossé peut être résumé par le parcours d’une simple échalote : celle-ci quitte l'exploitation, vendue à 15 centimes le kilo. Son coût de revient (c’est-à-dire son coût de production et de distribution) est autour de 50 centimes. Et on la retrouve en grande surface entre 3 et 6 euros le kilo ! Pour résoudre cette crise, le gouvernement lance les états généraux de l’alimentation (EGalim). Un premier chantier se concentre sur la création et répartition de la valeur. Un deuxième chantier abordera par la suite les enjeux autour d’une alimentation durable. Enfin, un atelier transversal discutera la répartition des cinq milliards d'euros du plan de modernisation de l'agriculture.


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