Apprentissage au bonheur du Medef

C'est maintenant à l’apprentissage de passer à la moulinette des politiques du gouvernement. Après la sélection à l’université et la destruction du bac comme diplôme national, Edouard Philippe et Muriel Pénicaud ont présenté en février dernier les grandes orientations de leur contre-réforme.

Leurs annonces marquent une victoire totale du MEDEF qui s’active depuis des décennies en faveur du développement de l’apprentissage. Le gouvernement reprend d’abord son objectif de 500 000 apprentis. Une aide de 500 euros destinée à aider les apprenti.e.s majeur.e.s à passer leur permis de conduire est prévue pour attirer davantage de jeunes dans cette voie. L’apprentissage sera ouvert jusqu’à 30 ans contre 26 actuellement. Enfin, l’embauche d’apprentis sera désormais possible tout au long de l’année et non, comme aujourd’hui, à certains moments de l’année scolaire. Mais au-delà, c’est à une libéralisation profonde du secteur de l’apprentissage que le patronat est parvenu. L’introduction du principe de libre création des centres de formation des apprentis (CFA) marque en effet un tournant. Alors que jusqu’ici la compétence de l’apprentissage revenait aux régions, un CFA pourra désormais s’ouvrir sans leur autorisation.

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