Agriculture Une politique agricole commune pour quoi faire ?

La politique agricole commune (PAC), politique historique de l’Union européenne instaurée en 1962, représente sa plus grosse ligne budgétaire avec 408 milliards d’euros pour 2014-2020. Fortement décriée pour son incapacité à répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux d’aujourd’hui, elle devrait constituer un levier pour assurer la transition écologique de notre modèle agricole et alimentaire. Les négociations européennes qui s’ouvrent pour réformer la PAC à l’horizon 2020 s’annoncent difficiles. Avec comme enjeux principaux la définition d’un budget agricole ambitieux dans un contexte post-Brexit et la réorientation des soutiens vers des systèmes agricoles écologiques et créateurs d’emplois.

L’accord politique européen, qui a été trouvé en 2013, représente le plus petit dénominateur commun. L’Europe est traversée de plusieurs courants difficilement réconciliables en termes de budget, d’outils de régulation, d’ambitions environnementales et de redistribution des soutiens. La question d’une politique agricole « commune » est posée : chaque Etat membre s’est attaché à défendre ses propres intérêts et l’accord a introduit davantage de subsidiarité pour laisser aux Etats des marges de manœuvre.

La PAC est défaillante pour gérer les crises de marché, comme cela a été le cas avec la crise laitière de 2015. Cette dernière, qui a frappé de plein fouet les éleveurs laitiers européens, s’est déclenchée à la suite du démantèlement des outils de régulation des marchés (suppression des quotas laitiers) et du renforcement des orientations libérales de la PAC. Depuis le déclenchement de la crise, les maigres tentatives pour la juguler n’ont pas porté leurs fruits.

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