ADP : Les 7 péchés de la privatisation

  1. Coup de force monarchique
    Les dérives de la monarchie présidentielle se font particulièrement ressentir dans cette affaire. En effet, dans le programme du candidat Macron il n’était ni question de privatisations, ni de cessions de titres en général. Mais une fois élu, le monarque a pu tranquillement imposer cette privatisation aux Français, en la faisant valider par ses députés godillots qui n’avaient pas d’autre choix s’ils ne voulaient pas risquer l’exclusion du groupe majoritaire. Ces derniers ont d’ailleurs fait le service minimum, laissant le ministre Bruno Le Maire défendre seul ou presque cette réforme contre tous les groupes d’opposition.
  2. Pillage du bien public
    Le fait que Macron ait pu prendre cette décision seul est d’autant plus grave qu’il s’agit d’un véritable pillage de notre patrimoine public par des acteurs privés. En effet, les investissements énormes qui ont dû être déployés pour construire puis entretenir ces aéroports ont été payés par tous les Français, lorsque ADP était encore public. L’acheteur n’aura donc plus qu’à profiter de la rente sans risque - puisque sans concurrence - que représentent dorénavant ces aéroports.
    En outre, si l’investisseur privé doit réaliser de nouveaux investissements, il sera libre de les faire supporter par les passagers en augmentant les redevances aéroportuaires en conséquence « grâce » au système de double caisse pérennisé au moment de cette privatisation. Ce système permettra en effet à ADP de continuer de déclarer ses recettes de redevance aéroportuaire et ses recettes commerciales (en hausse de 15% depuis 5 ans) séparément. C’est très intéressant pour le futur investisseur puisque selon le droit français, les recettes des aéroports doivent couvrir exactement leur « coût du capital » (rémunération des emprunts, investissements, risques, etc.). Mais avec ce système de double caisse, les recettes marchandes ne sont pas prises en compte pour couvrir ces frais : en cas de besoin, l’exploitant pourra donc augmenter les redevances aéroportuaires, même si les recettes commerciales auraient permis de combler ces frais. Pour financer les gros investissements à venir, ADP pourra donc faire exploser en toute légalité les redevances aéroportuaires, tout en s’enrichissant sur les recettes commerciales.

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